Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, ne manquera pas de faire le bilan désastreux de dix ans de loi Leonetti sur la fin de vie et dénoncera point par point la proposition de loi Leonetti/Claeys qui n'est en rien une avancée, mais bien une régression.
Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance


Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, sera auditionné par la commission des lois du Sénat le 2 juin 2015, à 17h15
Rédigé le Vendredi 22 Mai 2015 à 20:11 | Commentaires (0)

Près d’un an après avoir demandé aux autorités françaises de suspendre l’arrêt des soins au tétraplégique en état végétatif Vincent Lambert, la Cour européenne des droits de l’Homme statuera définitivement sur le fond de ce dossier controversé le 5 juin, a annoncé jeudi à l’AFP un porte-parole de la Cour.


La justice européenne statuera le 5 juin 2015 sur l’arrêt des soins à Vincent Lambert - Libération
LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DE LIBÉRATION EN CLIQUANT ICI

Extrait : La CEDH, saisie par les parents de Vincent Lambert qui contestent la décision prise en juin 2014 par le Conseil d’Etat d’autoriser l’arrêt de l’alimentation et l’hydratation artificielles de leur fils, rendra sa décision définitive à 11H00, a-t-il précisé.

Victime d’un grave accident de la route en 2008, Vincent Lambert souffre de lésions cérébrales irréversibles et son état n’a cessé de se dégrader.

Son épouse Rachel, appuyée par les médecins et six des huit frères et soeurs de son mari, souhaite le «laisser partir».

Mais ses parents, catholiques traditionalistes, s’y opposent. Ce sont eux, ainsi qu’une soeur et un demi-frère de Vincent Lambert, qui ont saisi les juges de Strasbourg, mécontents de la décision du Conseil d’Etat.

La CEDH avait aussitôt suspendu la mise en œuvre de cette décision irréversible pour se donner le temps d’examiner à son tour le fond du dossier.
Rédigé le Jeudi 21 Mai 2015 à 21:53 | Commentaires (0)

Jacqueline Jencquel, vice-présidente de l'ADMD et en charge des relations avec les associations étrangères, nous livre son billet d'humeur sur les révélations de la fin de vie de François Mitterrand.


Jacqueline Jencquel, vice-présidente de l'ADMD
Jacqueline Jencquel, vice-présidente de l'ADMD
Voilà maintenant qu'un livre va sortir sur François Mitterrand, dans lequel sa compagne, Anne Pingeot, laisse entendre que son médecin l'aurait aidé à mourir... Cela n'a rien de surprenant. Son cancer avait évolué et il avait des métastases au cerveau... Il ne voulait pas devenir un "légume" ! (selon ses propres paroles)

Nous savons que des euthanasies se pratiquent tous les jours, mais que personne n'en parle. C'est un sujet tabou, donc on a peur ou honte d'en parler.

Quand pourrons-nous enfin voir la mort pour ce qu'elle est ? La fin naturelle de la vie... Nous allons tous mourir, et alors ? Est-ce un drame ? Oui, lorsqu'elle survient trop tôt et laissent des enfants orphelins ou des parents privés brutalement de ce qui leur est le plus cher : leur descendance.

Mais lorsqu'il est temps de partir, après une vie bien remplie, faut-il passer par des souffrances et/ ou des humiliations insupportables ? Pourquoi Mitterrand a-t-il pu choisir le moment de sa mort ? Pourquoi ce choix est-il refusé aux Français qui en font la demande, comme l'a fait l'ancien président ?

Pourquoi notre devise n'est-elle toujours pas respectée : liberté, égalité, fraternité ?

A quoi devons-nous un tel mépris de notre volonté, nous obligeant à une mort violente ou à nous exiler en Suisse pour mourir ?

Si le président Hollande, homme de gauche, ne tient pas ses promesses, que faut-il attendre d'un président d'un autre parti ? C'est consternant.

Jacqueline Jencquel
Rédigé le Jeudi 21 Mai 2015 à 21:49 | Commentaires (1)

Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance


Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, sera l'invité de France 3 Paris le 22 mai 2015, à 10h15
Rédigé le Jeudi 21 Mai 2015 à 19:23 | Commentaires (0)

Le conseil d'administration de l'ADMD, lors de sa réunion du samedi 16 mai 2015, a nommé sept nouveaux délégués.


Bienvenue à nos nouveaux délégués de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
Stéphane Aujé a été nommé délégué pour la Seine-Saint-Denis.

Agnès Bauche a été nommée déléguée pour les Hauts-de-Seine (partie centre). Elle succède à ce poste à Roland Crouillère.

Jean-Luc Calmels a été nommé délégué pour l'Aveyron. Il succède à ce poste à Gérard Tourette.

Daniel Couturier a été nommé délégué pour la Meuse.

André Pilon a été nommé délégué pour l'Hérault. Il succède à ce poste à Jean-Pierre Gervais.

Brigitte Prost-Blondeau a été nommée déléguée pour le Jura. Elle succède à ce poste à Danielle Girardot.

Catherine Ruault a été nommée déléguée pour le Val-de-Marne. Elle succède à ce poste à Gilberte Brion

Nous leur souhaitons bonne chance dans leur nouvelle mission au service d'une liberté fondamentale, celle de disposer de sa propre fin de vie.

Toutes les coordonnées des délégués en cliquant ici
Rédigé le Dimanche 17 Mai 2015 à 13:00 | Commentaires (0)
A noter dans votre agenda ! La 35e assemblée générale de l'ADMD aura lieu le 12 septembre 2015 à Annecy.
Rédigé le Mercredi 13 Mai 2015 à 18:16 | Commentaires (0)

En l’absence d’une loi qui permette une aide active à mourir, il est nécessaire que vous vous protégiez en rédigeant vos directives anticipées et en désignant vos personnes de confiance, selon les articles L 1111-11 et L 1111-6 du code de la santé publique.


L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité vous accompagne dans la rédaction de vos directives anticipées
Ce document permet de mettre par écrit ce que vous voulez et ce que vous ne voulez pas pour votre fin de vie.

Dans les cas où vous ne pourriez plus être en mesure de faire valoir vos volontés, nous vous recommandons de trouver parmi vos proches deux personnes de confiance au moins pour faire valoir à votre place, auprès du corps médical, vos directives anticipées. (Notre document vous permet d’en nommer jusqu’à trois.)

L’ADMD fournit à ses adhérents et non-adhérents sur simple demande un document pratique et facile à utiliser : au recto les directives anticipées et au verso la désignation des personnes de confiance. Demandez-le nous et utilisez-le selon les instructions suivantes : vous conserverez l’original et donnerez des copies à vos médecins, en cas d’hospitalisation à l’équipe médicale qui vous suivra, à vos personnes de confiance et à l’ADMD (Service des directives anticipées - 50, rue de Chabrol - 75010 Paris).

Nous vous recommandons d’informer aussi les membres de votre famille de vos volontés même s’ils ne sont pas vos personnes de confiance, ainsi que de votre appartenance à l’ADMD. Ceci les rendra plus à même de nous saisir de vos difficultés particulières, si vous n’êtes pas en mesure de le faire vous-même.

Si nécessaire, la personne de confiance peut recevoir le soutien de ADMD-Ecoute au 01 48 00 04 92.

Imprimez sans attendre le document :

da_1.pdf Directives anticipées  (108.99 Ko)

Rédigé le Mercredi 13 Mai 2015 à 18:09 | Commentaires (0)

Ma mère âgée de 92 ans est décédée d'un cancer du pancréas : vu son âge on ne lui a imposé aucun traitement, mais on m'avait promis qu'elle ne souffrirait pas...


Fin de vie : "Ma mère est décédée d'un cancer du pancréas, on m'avait promis qu'elle ne souffrirait pas..."
Les cinq derniers jours ont été un supplice pour elle, le médecin de ville lui faisait une piqûre de morphine chaque matin, et à partir de 15h elle criait de douleur jusqu'au lendemain matin.

L'infirmière n'est venue qu'une fois par semaine et ma mère est décédée dans ses excréments : mon père de 90 ans, et moi en invalidité, faisions ce que nous pouvions, mais...

Mon père a développé un cancer trois ans après (de l'os de la mâchoire) et je me suis battue pour qu'on le garde en milieu médicalisé, refusant qu'il souffre comme ma mère si je le reprenais à la maison, je me disais que dans cette structure il aurait la morphine dont il avait besoin.

Donc au lieu de mourir chez lui, je l'ai laissé à 80km de Paris, où il était très malheureux car il a mis plus d'un mois à mourir et il est mort seul.
De plus le médecin du centre me culpabilisait me disant que "j'abandonnais mon père"...

Cl. Haubert (Paris)
Rédigé le Mardi 12 Mai 2015 à 14:25 | Commentaires (0)

Cinq pensionnaires d'une maison de retraite de Jérusalem, ne supportent plus de voir leur ami malade souffrir. A la demande insistante de son épouse, ils se décident à construire une "machine pour mourir en paix" qui conduira le pauvre homme vers l'au-delà. Mais forcer le destin ne se révèle pas si simple.


« Fin de partie », un film qui sortira en salle à le 3 juin 2015 ; une comédie dramatique de Sharon Maymon et Tal Granit.
Ce film a reçu de nombreuses récompenses, en particulier à la cérémonie du film d'Israël.
« L’union fait la force », telle pourrait être la devise de ce film ; prendre une décision commune pour venir en aide, c'est ce que leur premier film avait traduit par rapport à l'obésité.
Le fait d'évoquer la fin de vie sous forme de comédie « grinçante » passe très bien. Quand l'humeur est à la plaisanterie, l'esprit est plus ouvert et tolérant.
Rédigé le Lundi 11 Mai 2015 à 11:40 | Commentaires (0)

J'ai vécu la fin de vie de ma soeur dans des circonstances que je ne voudrais pas connaitre.


"Ma liberté de choisir ma mort n'entrave en rien la liberté de ceux qui souhaitent vivre à n'importe quel prix."
Atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis un grand nombre d'année, je passe les détails : fugues, hallucinations la nuit, incontinence, et colères.
Malgré une aide à domicile, la fatigue et l'âge aidant, j'ai décidé, la mort dans l'âme de "placer" ma sœur en EHPAD.
La suite logique : perte du langage, de la marche, de la reconnaissance etc...

J'ai demandé au généraliste s'il acceptait de mettre en place les soins palliatifs en accord avec la loi "Leonetti". Je souhaitais rien que la loi, mais toute la loi.

Là je me suis heurtée à l'obscurantisme du corps médical : médecin traitant, médecin coordonnateur de l'EHPAD, même l'équipe des soins palliatifs à domicile que j'ai sollicitée afin que le généraliste ne soit plus seul dans la prise de décision. Le généraliste frileux sur les calmants, le médecin coordonnateur voyaient dans les hurlements des cris de vie.
Quant à l'équipe des soins palliatifs, il n'y avait pas d'acharnement puisque la "malade" n'était branchée sur aucune machine et qu'elle arrivait a déglutir les aliments mixés introduits dans sa bouche comme on gave les oies.
Que dire des lavements et des douleurs dues aux escarres...

Elle n'était plus à sa mort qu'un petit tas d'os tout recroquevillé et le peu de chair restant était rongé par les escarres.
Rédigé le Lundi 11 Mai 2015 à 07:09 | Commentaires (0)

Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance


Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, sera l'invité de Sud Radio le lundi 11 mai 2015, à 14h00
Rédigé le Dimanche 10 Mai 2015 à 20:26 | Commentaires (0)

Comptes Twitter : @ADMDFrance - @JeunesADMD


Rédigé le Dimanche 10 Mai 2015 à 18:03 | Commentaires (0)

Comptes Twitter : @ADMDFrance - @JeunesADMD


Rédigé le Samedi 9 Mai 2015 à 07:03 | Commentaires (0)

Sur ce sujet délicat, Rachel, Mariama et Benoit, en CM2 à l'école Romainville de Paris, posent leurs mots d’enfants et leurs questions. Pour leur répondre, Philippe Bataille, sociologue à l’EHESS, auteur de À la vie, à la mort, Euthanasie, le grand malentendu aux éditions Autrement.


Rédigé le Vendredi 8 Mai 2015 à 14:51 | Commentaires (0)

J’aimerais que ce témoignage puisse éviter qu’une telle situation se reproduise.


Fin de vie : "La directrice des soins palliatifs a refusé d’augmenter le sédatif qui aurait soulagé maman."
Pendant trois ans, j’ai passé une semaine par mois aux côtés de maman pour l’accompagner vers sa fin.

Les derniers jours, elle souffrait tellement que nous avons fait venir la directrice des soins palliatifs et son «collège». Cette femme a refusé à maman d’augmenter le sédatif qui l’aurait soulagé de ses souffrances : cancer généralisé, souffrance osseuse, blocage de la vessie, poumons pleins d’eau, masque à oxygène, broches dans la colonne vertébrale… depuis trois jours, elle ne buvait même plus, juste quelque brumes du vaporisateur Evian, elle voulait partir.
Croyante, elle n’avait pas peur ; elle voulait s’endormir définitivement, elle nous le disait, l’avait dit à son médecin et a demandé elle-même à voir la directrice de l’hôpital. Quand elle est venue, il y avait mon frère qui vit à Strasbourg, mon père et ma sœur au téléphone ; nous étions tous d’accord pour laisser maman choisir de mourir… La directrice a refusé et maman pleurait, c’était horrible !

J’ai raconté ses derniers jours sur un petit carnet philo qu’elle avait. Je vous envoie le scan de ces quelques pages de souffrance. (En pièce jointe)
Elle est partie le 10 octobre, soulagée, enfin, de son corps et de son esprit en souffrance.

Merci pour votre action que je soutiens depuis longtemps car je pense profondément qu’on a le droit de disposer de notre vie.

Elisabeth Jallu de Vaux-sur-Seine

la_derniA¨re_semaine_de_maman.pdf Mon carnet : la dernière semaine  (4.51 Mo)

Rédigé le Jeudi 7 Mai 2015 à 09:16 | Commentaires (1)
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