Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité - Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté

Jean-René Binet est professeur de droit privé à l’Université de Rennes 1 et membre du comité de pilotage de l’observatoire national de la fin de vie.


Fin de vie : pourquoi le nouveau texte ne change pas grand chose... - L'Opinion
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Extrait : A plus de dix ans après le vote de la loi Leonetti, le Parlement va adopter mercredi 27 janvier la proposition de loi PS-LR accordant de nouveaux droits aux personnes en fin de vie. L’Assemblée nationale devrait voter le texte à une large majorité en fin de journée, et le Sénat dans la soirée. A la surprise générale, des parlementaires des deux chambres réunis en commission mixte paritaire sont en effet parvenus à un accord à l’unanimité sur une version commune mardi dernier. Ce qui s’explique notamment par le fait que le texte n’est pas révolutionnaire, au moins sur les directives anticipées contraignantes, comme l’explique Jean-René Binet, spécialiste du droit médical et du droit de la famille.

La nouvelle loi sur la fin de vie rend-elle vraiment contraignantes les directives anticipées que chacun peut rédiger ?

Non, pas vraiment. En fait, le législateur a voulu appliquer une chose et son contraire. Cela arrive parfois et complique l’interprétation de la loi. Depuis la loi Leonetti du 22 avril 2005, ces directives anticipées sont écrites par un majeur qui fait connaître ses souhaits en matière d’arrêt de traitement pour le cas où il se trouverait en situation de fin de vie. Ainsi rédigées, ces directives ne sont toutefois pas contraignantes pour le médecin. Si ce dernier est confronté à la question de l’arrêt de traitement d’une personne en fin de vie hors d’état d’exprimer sa volonté, il doit mettre en place une procédure collégiale, lors de laquelle il doit vérifier s’il y a eu des directives anticipées ou non, si le patient avait éventuellement désigné une personne de confiance. Si ce n’est pas le cas, il peut consulter la famille et les proches. Mais le médecin n’est lié par aucun de ces avis, ni par les directives. Il doit en tenir compte, mais prend seul la décision. La nouvelle loi prévoit que les directives s’imposent au médecin mais envisage des dérogations qui devraient conduire à ce que la situation soit essentiellement la même qu’aujourd’hui.
Rédigé le Lundi 8 Février 2016 à 16:12 | Commentaires (0)

Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance


Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, sera l'invité de France Bleu le dimanche 7 février 2016, à 15h00
Rédigé le Samedi 6 Février 2016 à 20:59 | Commentaires (0)

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36èmes Journées des délégués de l'ADMD, le 5 et 6 février 2016
Rédigé le Samedi 6 Février 2016 à 09:22 | Commentaires (0)

Noëlle Châtelet, présidente du comité d'honneur de l'ADMD, est venue présenter le film "La Dernière Leçon" au cinéma Le Vauban, le 2 février 2016 à Saint-Malo.


Projection-débat du film la "Dernière leçon" à Saint-Malo, en présence de Noëlle Châtelet
200 personnes sont venues assister à la projection du film. Prestation remarquable de Noëlle Châtelet qui a participé à un débat sur la fin de vie, avant la dédicace de ses livres toujours aussi appréciés par le public.

Bande annonce du film "La Dernière leçon" en cliquant ici

Jane Chaussy
Déléguée pour l'Ille-et-Vilaine
5, rue Toullier
35000 Rennes
Tél : 02 99 78 35 53
Courriel : admd.delegation.35@gmail.com
Rédigé le Vendredi 5 Février 2016 à 09:21 | Commentaires (0)

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Andrée Guillamet, déléguée pour le Finistère
4 bis, rue de Rosmadec
29000 Quimper
Tél : 07 85 05 60 92
Courriel : admd29@admd.net
Rédigé le Vendredi 5 Février 2016 à 09:17 | Commentaires (0)

Rendez-vous réussi pour commencer l’année 2016 !


Plus de 150 participants !
Plus de 150 participants !
Oui, réussi à plusieurs titres :

. La salle était comble !
. Le secrétaire général de l’ADMD, Christophe Michel, était là pour animer cette réunion.
. Plusieurs jeunes de l'ADMD étaient présents.
. De nombreux adhérents s’étaient fait accompagner par des sympathisants.
. Les préparatifs de la salle avaient été assurés par de fidèles adhérents.
. La conférence fut suivie avec beaucoup d’intérêt et de nombreuses questions furent posées.
. Le journal Sud-Ouest avait délégué une journaliste.
. La galette apportée par les membres de la délégation a clôturé cette réunion dans la convivialité

Claudine Crang, notre déléguée départementale, ouvrit la séance en remerciant le public nombreux pour son courage de s’être déplacé malgré le vent et la pluie. Puis, présenta Christophe Michel, secrétaire général de l’association et co-responsable des Jeunes de l'ADMD, dont il a souligné l’engagement et le militantisme. Celui-ci prit la parole, et très vite entra dans le sujet de la conférence : « A quand notre Ultime Liberté ? ». Il nous apporta des explications sur les défauts de la loi actuelle, l’hypocrisie d’un certain nombre de personnes ou de groupes concernant le problème de la maladie, de la mort et de l’aide active à mourir.
Il souligna que la France est au 12° rang en Europe, c’est à dire presque les derniers pour la prise en charge de fin de vie.
Rédigé le Mercredi 3 Février 2016 à 16:06 | Commentaires (0)

Assemblée générale de l'ADMD de la Nièvre, le 23 janvier 2016 à Nevers.


Assemblée générale de la délégation de l'ADMD de la Nièvre à Nevers, le 23 janvier 2016
Une cinquantaine de personnes présentes, très intéressées par les interventions de nos deux invités Christophe Michel, secrétaire général de l'ADMD, et le Docteur Bernard Senet.

Jacqueline Guichené
Déléguée de l'ADMD pour la Nièvre
15, rue des Montapins
58000 Nevers
Tél : 03 86 59 14 05 / 06 07 68 70 47
Courriel : admd58@admd.net
Rédigé le Mardi 2 Février 2016 à 16:20 | Commentaires (0)

Plus de 75 participants ont répondu, le vendredi 29 janvier 2016, à l’invitation de la délégation départementale de l’ADMD.


Réunion publique de la délégation de l'ADMD de la Drôme à Valence, le 29 janvier 2016
Jean-Claude Soubra, délégué ADMD pour la Drôme, après avoir rappelé les actions et le fonctionnement de l’ADMD ainsi que les insuffisances constatées au niveau des soins palliatifs (offre et moyens), a souligné l’importance qu’il convenait de porter au respect de la liberté de choix de tous les citoyens, dans l’intégralité de leur parcours de vie.

Béatrice Teyssot, conseillère départementale a salué le rôle essentiel de l’ADMD dans la problématique de la fin de vie et des conditions dans lesquelles elle est vécue par de nombreuses personnes. Indiquant que « La mort consentie demande une réponse sereine incluant des pratiques médicales et le respect de l’humain », elle a précisé qu’il s’agit d’une action qui certes est difficile, mais que c’est une revendication laïque et républicaine à prendre en considération.
Rédigé le Lundi 1 Février 2016 à 17:01 | Commentaires (0)

Notre ami Jacques Besset, qui fut trésorier de l’ADMD jusqu’en février 2015, et délégué pour l’Ardèche et la Drôme, est décédé le samedi 30 janvier 2016.


Notre ami Jacques Besset
Notre ami Jacques Besset
Ses obsèques se dérouleront au crématorium de Valence, le samedi 6 février à 10 heures.
Jacques était un travailleur, un homme juste, très engagé depuis de très nombreuses années au service de l’ADMD.
Généreux et humaniste, il menait ses différents engagements avec rigueur et une profonde gentillesse.
Il manquera assurément à tous ceux qui l’ont connu.

Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD
Rédigé le Lundi 1 Février 2016 à 11:41 | Commentaires (0)

Marie-Josée Vincent est infirmière et membre de la commission soignants de l'ADMD.


Fin de vie : "C'est révoltant qu'une personne qui veut mettre fin à ses souffrances soit obligée de s'exiler."
"Je suis favorable à l'euthanasie et au suicide assisté parce que j'estime que c'est à chacun de déterminer le moment où il veut en finir avec la vie. On ne nous a pas demandé notre avis pour nous mettre au monde, que l'on nous laisse au moins décider le jour où l'on veut le quitter. Et je trouve révoltant qu'une personne qui veut mettre fin à ses souffrances soit obligée de partir à l'étranger pour pouvoir bénéficier d'une mort douce et paisible. Si nos responsables politiques étaient un peu moins lâches, il y a longtemps que nous aurions rejoint les autres pays qui permettent de mourir dans la dignité."

Marie-Josée Vincent
Rédigé le Samedi 30 Janvier 2016 à 09:18 | Commentaires (1)

Par Jean-Luc Romero, président de l'ADMD


A propos de la future loi Leonetti sur la fin de vie...
Chers amis,

Pour votre information, je vous communique ci-joint le texte de la proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie adopté hier à l’issue du long processus législatif.
Ce texte – nous l’avons assez dit – ne correspond en rien à la revendication qui est portée par notre association depuis sa création en 1980. Il ne s’agit ni d’une droit à l’euthanasie ni d’un droit au suicide assisté.
Comme par la combinaison de la loi du 22 avril 2005 et du décret du 29 janvier 2010, il s’agit d’une loi instaurant la sédation comme seule possibilité d’abréger une fin de vie.
Les principaux points de ce texte sont :
- La confirmation par la loi qu’hydratation et nutrition artificielles sont des traitements et non des soins, et peuvent donc être arrêtés (article 2),
- Une sédation profonde et continue – dans le décret de 2010, cette sédation n’était pas qualifiée – associée à une analgésie peut être mise en œuvre (article 3),
- Cette sédation peut être mise en œuvre au domicile du patient (article 3),
- « Les directives anticipées s’imposent au médecin, sauf en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation et lorsque les directives anticipées apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale » (article 8).
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le dossier législatif sur notre blog et lire la tribune que j’ai publiée sur le site de L’Obs.
Je vous souhaite une bonne lecture de ces documents.

Jean-Luc Romero
Président de l'ADMD

texte_adopte_1.pdf Texte adopté.pdf  (39.21 Ko)

Rédigé le Jeudi 28 Janvier 2016 à 16:33 | Commentaires (0)
Rédigé le Jeudi 28 Janvier 2016 à 16:26 | Commentaires (0)

L'Assemblée nationale a adopté, ce mercredi 27 janvier, lors d'un ultime vote, la proposition de loi de Jean Leonetti et Alain Claeys sur la fin de vie. Un texte qui ne convainc ni les anti-enthanasie, ni les militants pour le droit à mourir dans la dignité, dont Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, fait partie. Il ne compte pas mettre un terme à son combat.


Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
Le mardi 19 janvier dernier, une commission mixte paritaire (CMP) s’est réunie pour proposer un texte commun à soumettre aux deux Chambres (Assemblée et Sénat). Le mercredi 27 janvier, les députés et les sénateurs ont examiné, en séance publique, les conclusions de cette CMP sur la proposition de loi des députés Jean Leonetti et Alain Claeys, créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie.

Je félicite les deux députés qui ont réussi, sur la base de la proposition 21 du président Hollande d’autoriser une aide active à mourir, à faire voter un texte, pratiquement inchangé par rapport à leur proposition de loi initiale, venant conclure trois années et demi (depuis la nomination du professeur Sicard par le président de la République, en juillet 2012, pour rédiger un rapport sur la fin de vie).

Je les félicite surtout pour avoir réussi le tour de force de faire croire à l’opinion publique qu’il s’agissait d’une avancée alors qu’il ne s’agit que de la mise en forme de la première loi Leonetti de 2005 (celle-ci est tout de même la troisième !) avec le décret du 29 janvier 2010 (permettant déjà les traitement sédatifs lorsque les autres traitements sont interrompus) et avec une position constante depuis la loi Kouchner de 2002, à savoir qu’hydratation et alimentation sont considérés en France comme des traitements et non des soins (cure, et non care), avec l’assentiment complaisant de parlementaires trop ravis de se retirer une épine du pied en se débarrassant de ce fardeau législatif et de médecins trop heureux de conserver la main sur cette question si intime qu’elle ne devrait appartenir qu’au seul patient arrivé au terme de sa vie.

Une loi inhumaine et hypocrite…

Alors, que va-t-il se passer à présent ?
Rédigé le Jeudi 28 Janvier 2016 à 11:36 | Commentaires (2)

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Le Parlement votera le 27 janvier 2016 une loi sur la fin de vie ne répondant toujours pas aux attentes des citoyens !
Rédigé le Mardi 26 Janvier 2016 à 20:02 | Commentaires (1)

Par Philippe Bataille, sociologue.


La loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie fait reculer les valeurs de la République - Le Monde
LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU MONDE EN CLIQUANT ICI

Extrait : Alors que les scandales se répètent, la loi sur la fin de vie ne progresse pas en France. On y meurt mal. Tout le monde le dit, beaucoup le vivent. Qu’il n’y ait pas suffisamment de soins palliatifs n’explique pas tout, ni que la loi Leonetti de 2005 soit mal connue ou mal appliquée. Cette loi interdit l’obstination déraisonnable, et ainsi un traitement peut être suspendu ou pas entrepris si ses résultats ne font que permettre le maintien artificiel du malade en vie. Entre la loi Kouchner (2002) qui a instauré le droit de suspendre ses traitements et aujourd’hui ; Entre Leonetti (2005) et Claeys-Leonetti (2016), tout n’est que rétropédalage. Une mascarade démocratique s’organise avec des mensonges si grossiers qu’ils se voient.

2016 bafoue le droit des malades vis-à-vis de l’assistance médicale et soignante de l’existence. Le cas connu est celui de Vincent Lambert, ce tétraplégique inconscient enfermé dans son corps artificiellement maintenu en vie depuis 2008 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims. Son expérience est exceptionnelle. Du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne à la cour européenne des droits de l’homme (CEDH), en passant par le Conseil d’Etat, ses directives anticipées ont été validées. Mais il végète toujours car ces directives n’ont pas un caractère contraignant. Sa volonté ne s’impose pas, ni à sa mère, ni à la médecine qui n’agit pas. La loi de 2016 ne le libère toujours pas, comme celle de 2005 ne répondait pas au drame Humbert qui a suscité un débat national sur l’euthanasie alors que Vincent Humbert était devenu tétraplégique, aveugle et muet suite à un accident de la route en 2000 et que sa mère a finalement provoqué son décès en 2003.
Rédigé le Mardi 26 Janvier 2016 à 18:36 | Commentaires (0)
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