Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

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COMITÉ D'HONNEUR DE L'ADMD

Le philosophe français Michel Onfray s'est offusqué mercredi matin sur les ondes de La Première d'un terme employé pour parler de l'aide au suicide de personnes en fin de vie.


«Parler de "tourisme de la mort" est obscène!» Par Michel Onfray - 20 Minutes
LIRE L’ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU JOURNAL 20 MINUTES EN CLIQUANT ICI.

Extrait : L'intellectuel français et homme de gauche Michel Onfray était invité à s'exprimer à l'antenne radio de la RTS, lors du journal du matin, mercredi. Le débat s'est soudain penché sur le thème des étrangers qui viennent de plus en plus en Suisse pour bénéficier d'une assistance au suicide grâce à des organisations comme Exit et Dignitas. Et grâce à la législation suisse qui autorise cela contrairement à de nombreux pays européens dont la France.
«Que pensez-vous de ce tourisme de la mort Michel Onfray?» La formulation de la question n'a pas du tout plu au philosophe. «C'est comme parler de xénophobie quand on veut juste protéger son peuple», a-t-il rétorqué sèchement, histoire de moucher au passage les donneurs de leçon moralistes et friands de caricatures.
Puis il enfonce le clou: «Je pense que parler de tourisme est assez obscène. Et ceux qui utilisent (cette formulation) ou la reprennent sont dans l'obscénité. J'ai perdu ma compagne il y a un an; elle a souffert d'un cancer pendant 13 ans, avec une récidive de sept années.»

«C'est moi qui l'ai aidée à disparaître»

Sa fidèle compagne durant 36 ans fut Marie-Claude Ruel, décédée le 8 août 2013 à l'âge de 60 ans. «Des suites d'une longue maladie», selon le communiqué officiel repris alors par les médias. Cette ancienne professeur de français et d'italien souffrait en effet d'un cancer incurable du sein. Mais la vraie raison de son décès l'an dernier a été livrée par Michel Onfray mercredi matin, peu avant 8 heures: «C'est moi qui l'ai aidée à disparaître, c'est moi.»

Surpris, le journaliste de La Première lui demande alors comment il a fait. «Vous l'imaginez bien, mais je ne veux pas impliquer des gens qui m'ont aidé.» Et le fait que l'assistance au suicide soit illégale en France? «Oui, c'est illégal, sauf que ça se fait partout», assume le célèbre philosophe et écrivain français.
Rédigé le Mercredi 27 Août 2014 à 19:26 | Commentaires (0)

Début août, Alain Siouville s'est vu refuser la publication dans un journal de l'Ouest de la France du faire-part de décès de son épouse, Nicole Boucheton, vice-présidente de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité). Il y a deux ans, elle s'était rendue en Guadeloupe pour faire connaître son combat.


Le dernier combat d'une pro-euthanasie - Le journal France - Antilles
LIRE L’ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU JOURNAL DE FRANCE - ANTILLES EN CLIQUANT ICI.

Extrait : « Nous ne voulions pas lancer ce genre de débat dans notre rubrique. Nous avons donc proposé à la famille de changer le texte, et de publier le principe d'une mort volontaire. Nous voulions simplement discuter de la formulation. « C'est tout ou rien » , nous avait alors répondu son mari » , confie François-Xavier Lefranc. Ouest France, quelques jours après, a néanmoins publié quelques extraits d'une lettre posthume de Nicole Boucheton, complétés d'informations sur son association.

Nicole Boucheton s'est rendue en Guadeloupe il y a deux ans pour faire connaître son combat. Son association, créée il y a plus de 30 ans, entend obtenir qu'une loi visant à légaliser l'euthanasie et le suicide assisté, ainsi qu'à assurer un accès universel aux soins palliatifs soit votée par le Parlement.
Lors de son séjour dans l'archipel, elle avait alors rencontré George Tarer, militante de la première heure et marraine de l'association, et Annie Babu, l'une des pionnières de la médiation familiale en France, et déléguée de l'ADMD en Guadeloupe. Cette dernière ne comprend pas la position du quotidien Ouest France. « Le texte refusé par le quotidien, Nicole l'avait écrit avec son mari. Je comprends que son époux n'ait donc pas voulu le modifier. Surtout, je ne vois aucune propagande dans ce texte. Il soulève simplement une réalité : ceux qui veulent s'en aller dans la dignité ne le peuvent pas » , raconte-t-elle.
Annie Babu est arrivée il y a plus de 12 ans en Guadeloupe. L'euthanasie et le suicide assisté sont des sujets tabous dans l'archipel mais, dans le secret d'une rencontre, nombre de Guadeloupéens seraient confrontés à ces questions.
Rédigé le Mercredi 27 Août 2014 à 08:17 | Commentaires (0)

L'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité a un délégué local pour le Calvados : Patrick Soyer. Il explique la philosophie de l'association.


Le délégué de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité pour le Calvados défend l'ultime liberté - l'Éveil
LIRE L’ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU JOURNAL DE L'EVEIL DE LISIEUX EN CLIQUANT ICI.

Extrait : Atteinte d’une maladie incurable, Nicole Boucheton vient de décéder. Contrainte de quitter la France, « pour mourir dans la dignité. » Cette militante de l‘ADMD a choisi de finir sa vie en Suisse
Nicole Boucheton est décédée à Bâle, en Suisse, vendredi 7 août « choisissant d’assumer sa liberté » comme précisé sur le site de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité dont elle était la vice-présidente depuis 2011.

Ultime liberté

La phrase d’accroche de l’ADMD : « Ne nous laissons pas voler notre Ultime Liberté » résume en quelques mots le combat que mène cette association depuis trente-quatre ans : choisir les conditions de sa propre fin de vie.
C’est avec émotion que Patrick Soyer, récemment nommé délégué ADMD pour le Calvados a évoqué Nicole Boucheton qu’il a rencontrée à Cherbourg en avril dernier.

Soignée pour un cancer puis connaissant une récidive, elle a refusé le seul choix proposé par ses médecins : l’hospitalisation pour y pratiquer des soins de confort.

Liberté, égalité, fraternité.
Rédigé le Mardi 26 Août 2014 à 16:25 | Commentaires (0)

Chaque semaine, deux camps s’affrontent autour d’un thème de société qui divise les Français. Aux côtés d’Hervé Chabalier, des témoins, des spécialistes prendront position sur le sujet pendant 1h30 de débat animé.
(Débat enregistré avant le décès de Nicole Boucheton)


Réécouter le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, intervenir lors du Grand débat sur Europe1

le_grand_debat_24_08_14_suicide_assiste_euthanasie_124893139.mp3 Le Grand Débat sur la fin de vie 24/08/2014  (33.93 Mo)

Rédigé le Mardi 26 Août 2014 à 12:28 | Commentaires (0)

Pour lire l'article cliquez sur la pièce jointe en format PDF.


Le dernier combat d'une pro-euthanasie - Le journal France - Antilles

article_journal_france___antilles.pdf Article journal France - Antilles.pdf  (3.83 Mo)

Rédigé le Mardi 26 Août 2014 à 08:46 | Commentaires (0)

Nous avons assuré la présence de l'ADMD à l'Université d'été du Parti de Gauche qui se tenait dans la banlieue de Grenoble.


L'ADMD de l'Isère a tenu un stand à l'université d'été du Parti de Gauche
"Nous y avons reçu un excellent accueil et avons pris de nombreux contacts et distribué de la documentation. Nous avons également eu des discussions avec deux médecins adhérents du Parti de Gauche qui vont travailler dans un groupe de réflexion sur la politique de santé que proposera le PG. Nous leur avons très vivement conseillé de se rapprocher du siège parisien de l'ADMD pour y trouver de l'aide et de la documentation."

Mme Marielle Mas, déléguée pour l'Isère
31, avenue Marie-Reynoard
38100 Grenoble
Tél : 04 76 09 12 66
Courriel : admd38@admd.net
Rédigé le Lundi 25 Août 2014 à 11:44 | Commentaires (0)

Nicole Boucheton a publié sur Internet une lettre ouverte posthume le 7 août dernier pour annoncer son suicide assisté à Life Circle[1] en Suisse. Elle est partie en douceur, sereine, entourée de proches. Sa forte détermination révèle un geste réfléchi. Sa déclaration publique est l’acte militant très fort de la Vice-Présidente de l’ADMD. Son destin constitue un émouvant et vibrant plaidoyer pour la mort choisie.


Choisir de mourir en Suisse - Par Daniel Carré
Samedi 23 août au matin, un débat de médecins sur France Culture et le billet d’un étudiant en médecine dans le Figaro.fr contre la légalisation du suicide assisté, parlent de la lettre de Nicole, tout ce qu’elle souhaitait.

Il y a quelque mois, un médecin d’un grand centre anti cancéreux réputé s’étonnait devant moi que certains de ses patients choisissent de mourir en Suisse plutôt qu’en soins palliatifs. Il s’indignait qu’un patient ait envoyé un SMS à son oncologue quelques minutes avant son suicide assisté. Sa perplexité traduisait un grand désarroi.

De quelle nature est la mort choisie par suicide assisté? Le terme de suicide convient-il pour un acte ouvert et réfléchi lors des dialogues avec des proches ou des écoutants ? Des témoignages innombrables montrent que cette mort est annoncée aux êtres aimés qui pleurent d’autant plus votre départ qu’ils saluent votre délivrance. Tout le contraire d’un geste désespéré et irrémédiable qui surprend par sa brutalité tous les proches.

Devant la mort prochaine annoncée, quelle sera ma réaction : m’en remettre à des soignants dévoués qui apporteront les bons soins palliatifs ou refuser les derniers instants de vie, pour moi et pour ceux que j’aime, en choisissant l’instant et la modalité de ma mort entouré des miens ? Devant ma mort prochaine inéluctable, quelle sera la position de mes soignants : mettre en œuvre leur savoir faire palliatif ou entendre la demande d’assistance à mourir que j’exprime ? Je prépare mes réponses à ces questions, même si j’ignore les circonstances dans lesquelles j’aurais effectivement à y répondre. Je dialogue dès maintenant avec mes médecins, qui connaissent mes valeurs et mes options, car ils ont mes directives anticipées.
Rédigé le Lundi 25 Août 2014 à 11:04 | Commentaires (0)

Entre 2008 et 2012, les candidats à la mort choisie provenaient de 31 pays différents et souffraient le plus souvent de maladies neurologiques.


Suicide assisté : la Suisse attire de plus en plus de monde - Le Point
LIRE L’ARTICLE COMPLET EN CLIQUANT ICI.

Extrait : Étrange coïncidence de l'histoire : alors que la vice-présidente de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), Nicole Boucheton, est décédée par suicide assisté en Suisse début août, le Journal of Medical Ethics vient de publier une enquête intitulée : "Tourisme du suicide : une étude pilote sur le phénomène suisse." Ce travail porte sur les 611 personnes décédées par suicide assisté entre 2008 et 2012 recensées par l'Institut de médecine légale du canton de Zurich. Elles provenaient de 31 nations différentes. Parmi elles, on trouve 66 Français.

La France est, avec 10,8 % des cas, le troisième pays qui compte le plus de ressortissants concernés, derrière l'Allemagne (268 cas, 43,9 %) et le Royaume-Uni (126 cas, 20,6 %), et devant l'Italie (44), les États-Unis (21), l'Autriche (14), le Canada (12), ou encore l'Espagne et Israël (8). Les auteurs de ce travail, le Dr Saskia Gauthier et ses collègues de l'université de Zurich, ont remarqué une baisse du nombre de ceux qu'ils appellent les "touristes du suicide" entre 2008 et 2009, suivie d'un doublement des cas entre 2009 et 2012. Ils l'expliquent en partie par les articles alors consacrés à quatre cas de suicide assisté par inhalation d'hélium, ayant entraîné des décès "décrits comme atroces". Dans les autres cas, les décès ont été provoqués par l'absorption de pentobarbital de sodium.

Concernant le "profil" des personnes décédées, elles avaient entre 23 et 97 ans et c'étaient des femmes dans 58,5 % des cas. Les maladies dont elles souffraient étaient très variées, mais les pathologies neurologiques arrivaient en tête (47 % des cas) suivies par le cancer (37 %). Et plus d'un individu sur quatre présentait plus d'une maladie. L'étude indique que les pathologies mortelles ou celles arrivées au stade terminal ne sont pas les principales causes invoquées pour faire appel au suicide assisté. Néanmoins, ces résultats sont "à prendre avec précaution", estiment les chercheurs puisqu'ils se sont intéressés aux patients étrangers à la Suisse. Ils n'oublient pas que les personnes les plus lourdement atteintes ne sont pas en mesure de voyager.

"Laisser un autre pays faire le sale boulot à sa place"
Rédigé le Jeudi 21 Août 2014 à 17:22 | Commentaires (0)
Rédigé le Mercredi 20 Août 2014 à 14:02 | Commentaires (0)

Une tribune de Jean-Luc Romero, à lire dans le Huffington Post


Malade, exilée, décédée et maintenant humiliée
Mon amie Nicole Boucheton, humaniste, libre penseuse, femme engagée, vice-présidente de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, a dû partir en Suisse, le 6 août dernier, parce qu'elle était arrivée au stade terminal de son cancer et que l'occlusion intestinale menaçait à tout instant de la rendre dépendante de manière définitive pour ses derniers jours. Elle ne le voulait à aucun prix et la médecine, agissant dans le cadre de la loi du 22 avril 2005 dite loi Leonetti, du nom de son rapporteur, ne lui permettait pas autre chose que de souffrir, de sombrer dans un état de dégradation qu'elle ne souhaitait pas et de mourir à l'aide d'une sédation, c'est à dire par privation d'alimentation et d'hydratation (la mort de faim et de soif) sous contrôle médical.
Femme libre, Nicole a pris en conscience la décision qu'elle estimait la meilleure pour elle-même : le départ en Suisse où le suicide assisté est accepté. Sa famille, ses amis, toutes celles et tous ceux qui l'aimaient, l'ont accompagnée dans cette épreuve dans laquelle elle a fait montre de courage, de lucidité, de dignité et, avant tout, d’une grande sérénité.

Rédigé le Mercredi 20 Août 2014 à 09:18 | Commentaires (0)

Vous pouvez agrandir l'image en cliquant dessus.


Mais pourquoi Marisol Touraine refuse de recevoir l'Association pour le droit de mourir dans la dignité?
Rédigé le Dimanche 17 Août 2014 à 19:30 | Commentaires (1)

Atteinte d'un cancer en phase terminale, Nicole Boucheton, vice-présidente de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, est partie en Suisse, où la législation permet l'euthanasie sous conditions. Dans un texte publié après sa mort, elle interpelle François Hollande.


Rédigé le Samedi 16 Août 2014 à 20:02 | Commentaires (0)

INVITÉ RTL - La vice-présidente de l'ADMD, atteinte d'un cancer, a dû s'exiler en Suisse "pour mourir dans la dignité". Pour Jean-Luc Romero, François Hollande n'a pas tenu sa promesse de campagne.


Euthanasie : Nicole Boucheton a envoyé "un message politique" - RTL
LIRE L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DE RTL EN CLIQUANT ICI

Extrait : Nicole Boucheton, vice-présidente de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD) et atteinte d'un cancer en phase terminale, a "dû s'exiler en Suisse pour mourir dans la dignité". Dans un texte posthume, elle explique les raisons de son exil et regrette que François Hollande n'ait "toujours pas tenu sa promesse 21" sur "l'assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité".

Un "exil" en Suisse

Selon Jean-Luc Romero, président de l'association ADMD, elle a voulu envoyer "un message politique". "Elle a dû précipiter son départ puisqu'elle risquait d'avoir une occlusion intestinale. Elle était accompagnée de son mari, de sa sœur et d'une responsable de l'association".

"Elle a essayé d'aller jusqu'au bout en faisant une chimiothérapie et des rayons. Mais elle ne souhaitait pas se faire opérer et vivre avec un anus artificiel. Elle estimait que c'était dégradant et qu'elle n'avait pas envie de vivre le peu de temps qu'il lui restait ainsi", explique-t-il.

Rédigé le Vendredi 15 Août 2014 à 20:02 | Commentaires (0)

"En recevant un mail d'Alain, l'époux de Nicole Boucheton, je ne croyais pas ce que je lisais. " Jean-Luc Romero


"Le journal Ouest France refuse de publier le faire-part de la vice-présidente de l'ADMD si n'est pas retirée la référence à l'exil en Suisse auquel à été contrainte Nicole pour mourir comme elle le souhaitait. (Texte ci-dessous)
Ce journal qui est largement subventionné par les aides à la presse - donc par nos impôts ! - refuse de publier un faire-part "payant" comme il le propose habituellement à tous ses lecteurs.
C'est une décision indigne, discriminatoire et peu républicaine de la direction de ce journal. C'est même une censure contre lequel ce journal est censé pourtant se battre.
Je sais que certains journalistes de Ouest France désapprouvent cette décision et je les en remercie. Ça ne fait que confirmer l'attitude peu humaine d'une direction qui fait pourtant souvent allusion dans ses editos à la "charité chrétienne". Juste des mots..."
Jean-Luc Romero

[Alain Siouville, son époux,
Françoise Boucheton, sa soeur,
vous font part du décès de
Nicole Boucheton
Vice Présidente de l'ADMD
à l'âge de 64 ans,
contrainte de s'exiler en Suisse, pays humaniste, pour y mourir selon sa volonté le 7 août 2014.]
Rédigé le Mercredi 13 Août 2014 à 17:03 | Commentaires (3)

Lettre posthume de Nicole Boucheton, vice-présidente de l'ADMD.


Fin de vie : "Malade, j’aurais aimé ne pas avoir à m’exiler en Suisse pour mourir dans la dignité." Nicole Boucheton
"Je suis atteinte d’un cancer du rectum. Lors du diagnostic, le seul traitement curatif était chimio, tomo-thérapie puis chirurgie : colostomie. J’ai refusé la chirurgie car trop mutilante : l’anus artificiel qui me condamnait à une vie dans des conditions que je juge, pour moi-même, dégradées et inacceptables, limitant considérablement mes activités, activités qui font ma vie.

J’ai accepté les traitements de chimio et tomothérapie. J’ai obtenu un répit de 5 mois. Puis ce fut la récidive. Risquant une occlusion intestinale d’un moment à l’autre, les médecins ne m’ont donné qu’un seul choix, l’hospitalisation pour y pratiquer des soins de confort.

Vous avez dit LIBERTÉ ?

Alors j’ai pris contact avec une association suisse afin d’y pouvoir faire un autre choix, celui d’un départ rapide puisque ma seule issue était la mort.

Cela demande beaucoup d’argent : la prise en charge elle-même, le voyage, l’hébergement sur place lorsque l’on vient de loin.
Ajoutez à ceci le fait d’être encore capable physiquement de se déplacer.

Vous avez dit ÉGALITÉ ?

Lorsque je demandais aux médecins si je pouvais compter sur une espérance de vie d’un mois et demi, le temps moyen pour régler les problèmes administratifs auprès de l’association, ils m’ont répondu « Je ne peux pas vous dire… ça dépend… » . Manque de sincérité, de franchise, de courage.

Vous avez dit FRATERNITÉ ?

C’est en Suisse que j’ai rencontré ces trois valeurs qui sont pourtant celles de la République française. Merci à ce pays juste et compassionnel. Et bien sûr, la solidarité je l’ai rencontré auprès de mes amis de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité qui ont tout fait pour faciliter mes démarches.

L’engagement 21 du président Hollande, non tenu, qui s’enlise dans sa mise en place de missions et rapports successifs verra-t-il le jour ? J’aurais aimé en profiter et ne pas avoir à m’exiler en Suisse. J’en veux à ce président en qui j’avais fait confiance en lui donnant ma voix. Mais je sais que mes amis militants et les 92% de français favorables à une loi de liberté qui permet à chacun de choisir sa fin de vie ne baisseront pas les bras et que la victoire est proche."

Nicole Boucheton
Rédigé le Jeudi 7 Août 2014 à 21:05 | Commentaires (308)
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Rapports d'activité - Exercice 2013