Le Blog de l'ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité

Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance - #GGRMC


Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, sera l'invité de la radio RMC le mardi 28 avril, à 12h
Rédigé le Vendredi 24 Avril 2015 à 15:20 | Commentaires (0)

87% des Français connaissent la 1ère loi Leonetti de 2005
Pourtant, on nous dit que cette loi n’est pas connue et on nous propose encore la sédation terminale plutôt que l’euthanasie… Quelle déconnexion avec la réalité !


Sondage IFOP/Fin de vie : 90% des Français veulent que la loi Leonetti évolue et 90% sont favorables à l'euthanasie
A l’occasion des dix ans de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, et alors que le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, a été auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat, un nouveau sondage sur la fin de vie révèle à quel point la proposition de loi Claeys/Leonetti votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 17 mars dernier est en complet décalage avec les souhaits des Français.
Ainsi, alors que certains, défenseurs de la loi actuelle, nous expliquent depuis des années son inefficacité par sa méconnaissance, on apprend que 87% des Français la connaissent pourtant. L’ADMD, depuis des années, répond que si elle est inefficace, c’est qu’elle est inappropriée car inhumaine, confiscatoire de notre dernière liberté et hypocrite.

A 90%, les Français souhaitent la voir évoluer. Ils ne se satisfont pas de ce qui existe aujourd’hui ; ils ne se satisferont pas non plus de la loi en préparation qui n’est qu’un ripolinage idéologique de la loi de 2005. 2005/2015 : dix ans d’échec, dix ans de statu quo, dix ans d’idéologie, dix ans de drames humains…

A 94%, les Français souhaitent que la nouvelle loi prévoie le respect total de la volonté des patients ; ils sont 92% à demander qu’elle organise le renforcement des soins palliatifs, 86% à demander qu’elle légalise l’euthanasie active et 86% à demander qu’elle mette en place le suicide assisté. Pourtant, dans la 3ème loi Leonetti, rien de tout cela n’est prévu : les directives anticipées ne seront respectées que sous conditions, aucun crédit ne sera mobilisé pour développer des unités de soins palliatifs dans toutes les structures hospitalières, euthanasie et suicide assisté ont été rejetés dès la nomination de Jean Leonetti comme rapporteur et à travers l’amendement déposé par le député Jean-Louis Touraine.
Combien de temps encore va durer cette mainmise d’une idéologie privative de liberté sur nos vies ?

Les Français attendaient du président de la République, signataire en 2009 d’une proposition de loi visant à légaliser l’aide active à mourir, et de ce Gouvernement dont le premier ministre était le rapporteur de cette proposition de loi qui visait à légaliser l’euthanasie active, non pas du courage politique – l’opinion publique les aurait massivement soutenus – mais le simple respect des engagements pris et la légitime prise en considération des aspirations de nos concitoyens.

Il n’y a pas de fatalité à mal mourir en France, au motif que la vie n’appartiendrait pas aux citoyens mais aux médecins ou à des divinités.
Une grande campagne sera prochainement menée par l’ADMD auprès des sénateurs pour les appeler à ne pas voter le texte Claeys/Leonetti en termes identiques afin qu’il soit renvoyé en deuxième lecture à l’Assemblée nationale.

Renseignements : Jean-Luc Romero, président, et Christophe Michel, secrétaire général : 01 48 00 04 16

cp___sondage_ifop_fin_de_vie___23_04_15.pdf CP - Sondage IFOP Fin de vie - 23 04 15.pdf  (160.55 Ko)
sondage_ifop___avril_2015___le_regard_des_francais_sur_la_loi_leonetti.pdf Sondage Ifop - avril 2015 - Le regard des Français sur la loi Leonetti.pdf  (1.13 Mo)

Rédigé le Vendredi 24 Avril 2015 à 13:42 | Commentaires (0)

C'est par un article sur Nice-Matin que j'ai connu votre association, il y a longtemps que je cherchais à avoir votre adresse.


Témoignage fin de vie : "Je ne veux pas que mes enfants me fassent manger et me mettent des couches..."
J'ai commencé à en parler avec mes enfants car j'ai 87 ans, pour le moment j'ai des problèmes dus à la vieillesse mais cela va encore...
Je peux encore conduire et être autonome mais avec l'âge, il faut que je pense que cela ne durera pas toujours. J'ai de l'arthrose dans la main droite qui me fait très mal.
Je ne veux pas que plus tard, si j'avais un AVC comme une amie qui est restée paralysée, que ce soit mes enfants qui me fassent manger et me mettent des couches...
Ma sœur qui était très malade a essayé une fois d'avaler des cachets mélangés à de l'alcool, sa fille est arrivée à temps mais la deuxième fois, elle ne s'est pas ratée, elle a accroché une ceinture au triangle d'appui de son lit médicalisé, et l'a ensuite enroulée autour de son cou et s'est laissée glisser du lit...

Sa fille l'a retrouvée comme cela. A sa mère qui lui demandait sans cesse de l'aider à mourir, elle lui avait toujours répondu : je ne peux pas t'aider maman, j'irai en prison. Cela fait déjà un an et sa fille prend encore des antidépresseurs...
En Belgique et dans d'autres pays avec une piqûre on peut avoir une mort douce, notre "ami" Monsieur Leonetti a fait une loi qui ne va pas assez loi, et qui nous oblige à mourir de faim de soif... Quand on pense qu'on fait bien une piqûre à un chien malade...

Voilà pourquoi j'ai adhéré à l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

Mme Guerin D
Juan-les-Pins
Rédigé le Vendredi 24 Avril 2015 à 12:45 | Commentaires (0)

Compte Twitter : @ADMD_63


Une cinquantaine de participants !
Une cinquantaine de participants !
Très bonne présentation générale du cadre dans lequel s'inscrit l'ADMD et le respect des droits des patients par un médecin porteur de valeurs d'humanisme.
Rédigé le Vendredi 24 Avril 2015 à 12:44 | Commentaires (0)

Que pensent réellement les Français de la loi Leonetti ? Et surtout aimeraient-ils qu'elle change? Selon un sondage réalisé par l'IFOP pour l'ADMD, association pour le droit de mourir dans la dignité, 90% d'entre eux se prononcent clairement en faveur d'une évolution de cette loi, qui fête ce mercredi 22 avril ses 10 ans.


Fin de vie : 86% des Français favorables à l'euthanasie - 20 Minutes
LIRE L’ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU JOURNAL 20 MINUTES EN CLIQUANT ICI.

Extrait : «Les questions de la fin de vie sont souvent associées aux grands débats qui fracturent la société comme le mariage pour tous. Or les résultats de sondage indiquent le contraire, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint d'Ifop. On y voit une opinion homogène et massive.»
86% pour l'euthanasie active
Lors de sa campagne présidentielle, François Hollande avait promis des changements concernant la fin de vie. Le nouveau texte adopté en mars par l'Assemblée nationale n'autorise cependant ni l'euthanasie, ni le suicide assisté bien qu'il permette un droit à «la sédation profonde et continue». Autrement dit, le droit d'être endormi plutôt que de mourir.

Fin de vie : Les trois avancées en vue par rapport à la loi Leonetti

L'étude montre également que les citoyens attendaient bien plus de ce que propose le gouvernement actuel. 86% des sondés indiquent qu'ils aimeraient voir figurer l'euthanasie active dans la nouvelle proposition de loi. Et 80% sont favorables à une possibilité de suicide assisté.
Elus et instances religieuses ne tiennent pas à être associés à la loi

«Il y a un vrai clivage, un décalage très fort entre ce que propose le législateur et ce que pensent les citoyens, poursuit Frédéric Dabi. Cette nouvelle loi ne les satisfait pas. 90% d'entre eux précisent notamment qu'ils auraient aimé que François Hollande tienne sa promesse de campagne [d'autoriser l'euthanasie].»

Que pourrait changer la nouvelle loi sur le choix des patients?

Enfin dernier enseignement de ce sondage : la «césure» entre les citoyens et les associations d'un côté et les élus et les instances religieuses de l'autre. 91% des «citoyens eux-mêmes» (dont 52% très favorables à l'idée) précisent qu'ils aimeraient «intervenir dans la conception d'une nouvelle loi» ainsi que 89% des associations de patients et 87% des médecins (quelle que soit leur opinion sur l'euthanasie).

Veuillez trouver en pièce jointe le sondage IFOP

sondage_ifop___avril_2015___le_regard_des_francais_sur_la_loi_leonetti_1.pdf Sondage Ifop - avril 2015 - Le regard des Français sur la loi Leonetti.pdf  (1.13 Mo)

Rédigé le Mercredi 22 Avril 2015 à 19:51 | Commentaires (0)

Compte Twitter : @JeanLucRomero


Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD
Le président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, a été auditionné ce mercredi 22 avril 2015 – hasard du calendrier, jour des 10 ans de la 1ère loi Leonetti de 2005 – par la commission des affaires sociales du Sénat dans le cadre du prochain examen, par la Chambre Haute, de la proposition de loi Claeys/Leonetti visant à créer de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie. Le mardi 2 juin, il sera auditionné par la commission des lois du Sénat.
La voix de l’ADMD est portée. Espérons qu’elle soit entendue.
Rédigé le Mercredi 22 Avril 2015 à 14:58 | Commentaires (0)

La loi Leonetti, relative aux droits des malades et à la fin de vie, a aujourd'hui dix ans. Dix ans d'échecs et de tragédies, selon Jean-Luc Romero.
Compte Twitter : @JeanLucRomero


Pourra-t-on un jour systématiquement mourir dans la dignité en France ? - Le Point
LIRE L’ARTICLE COMPLET SUR LE SITE DU POINT EN CLIQUANT ICI.

Extrait : Dix ans après la promulgation de la loi Leonetti, Jean-Luc Romero revient violemment à la charge. Cet adjoint au maire du 12e arrondissement de Paris (apparenté PS) est connu pour ses positions. C'est même le président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Il vient d'écrire un nouveau livre* dans lequel il parle de dix années d'échecs. Il y cite les cas de Vincent Humbert, de Chantal Sébire et de Vincent Lambert. Il y regrette la multiplication des missions d'évaluation, d'avis, qui "constatent l'échec de la mise en oeuvre de la loi, la surdité d'une partie du corps médical, les souffrances des patients en fin de vie dans notre pays et le manque cruel de soins palliatifs". Il rappelle également que tous les sondages démontrent que les Françaises et les Français sont très largement favorables à la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté.

Dès le début de son ouvrage, Jean-Luc Romero explique l'origine de son combat. C'est à l'âge de 14 ans qu'il a été confronté à la mort pour la première fois. Celle de son père, atteint d'un cancer des poumons. Elle a été très rapidement suivie par celle de sa grand-mère. Les deux sont partis en souffrant beaucoup. Le sida a également emporté un grand nombre de ses amis (lui se sait séropositif depuis près de 30 ans). Là encore, dans la douleur. Parfois même de façon atroce. Comme Marguerite Yourcenar, il pense que les gens ont besoin de "mourir les yeux ouverts". Alors il se bat et refuse une mort indigne. Il a rédigé ses directives anticipées et espère que la loi française évoluera. Sinon, il ira mourir en Suisse.
Rédigé le Mercredi 22 Avril 2015 à 12:23 | Commentaires (0)

Réunion du 17 avril à Longwy animée par Jean-Luc Roméro et le Dr Yves de Locht devant un public très intéressé par les explications qui leur ont été données et qui ont permis de faire la comparaison entre la loi Léonetti française et la loi qui existe en Belgique (et plus généralement dans les pays du Benelux).


Le docteur Yves de Locht, Claudette Pierret, déléguée-adjointe, Jean-Luc Romero, président de l'ADMD et Jean-Claude Couturier, délégué 54
Le docteur Yves de Locht, Claudette Pierret, déléguée-adjointe, Jean-Luc Romero, président de l'ADMD et Jean-Claude Couturier, délégué 54
On se rend compte à quel point la loi belge est LA loi qu'il nous faut obtenir en France car elle permet aux malades en grande souffrance et qui entrent dans le cadre strict de leur loi de pouvoir décider "du moment et de la manière" dont ils veulent terminer leur vie. Dans ce pays, il n'existe pas l'hypocrisie qui consiste à les faire mourir à petit feu, de faim et de soif, pour ne pas dire qu'ils ont été euthanasiés.
Le mot "euthanasie" en Belgique n'est pas un mot honteux qu'il faut rejeter, les Belges ont compris que ce mot voulait dire "bonne mort, mort douce" et ils ne voudraient surtout pas revenir en arrière, bien la preuve que leur loi est une bonne loi et que les dérives annoncées par les opposants chez nous n'existent que dans leur tête pour faire passer leurs idées personnelles.
Les dérives, c'est en France qu'elles existent parce que 100 % des euthanasies pratiquées le sont clandestinement et qui dit "clandestin" dit "non contrôlé".
En Belgique, les malades partent paisiblement en quelques minutes, entourés de leur famille, en toute sérénité pour celui qui part et pour ceux qui restent.
Claudette Pierret, déléguée-adjointe pour la Meurthe-et-Moselle
Rédigé le Mercredi 22 Avril 2015 à 11:07 | Commentaires (0)

On prend les mêmes et on recommence…

Dans Ma mort m'appartient le président de l’ADMD fait le bilan de ces 10 années d’échec

Mercredi 22 avril 2015, la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, du nom de son rapporteur, fêtera ses dix ans.


22 avril 2005 – 22 avril 2015 : 10 ans de la loi Leonetti sur la fin de vie, 10 ans d’échec, 10 ans de tragédies...
Durant ces dix années, de Vincent Humbert à Vincent Lambert, on meurt toujours mal en France. Dix ans de rapports, de missions d’évaluation, d’avis. Tous constatent l’échec de la mise en œuvre de la loi, la surdité d’une partie du corps médical, les souffrances des patients en fin de vie dans notre pays, le manque cruel de soins palliatifs. Dix ans de sondages aussi. Tous démontrent que les Françaises et les Français sont très largement favorables à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Au terme de ces dix années, les artisans de cette loi devraient être obligés de rendre des comptes devant les Français. Car combien de drames ont été provoqués par cette loi et son corolaire, le décret du 29 janvier 2010 sur la sédation ? Durant ces dix années, combien de drames auraient pu être évités si, tout simplement, en respectant les malades, on avait accepté de les écouter et de respecter leur volonté, le droit à leur ultime liberté ?

Pourtant, dix ans après, sans aucun état d’âme, on prend les mêmes et on recommence. Jean Leonetti est toujours à la manœuvre pour éviter que les citoyens puissent bénéficier de ce droit ultime de disposer de leur propre corps et de leur propre fin de vie. Dix ans que le clergé et les associations anti-choix veulent priver les Français du droit à disposer d’eux-mêmes.

Dix ans après, l’Assemblée nationale, dans un souci illusoire de consensus, dans une fausse appréciation de ce qui n’est sûrement pas une avancée en matière de fin de vie – la mort par dénutrition et déshydratation – plébiscite le nouveau texte de Jean Leonetti, cautionné par Alain Claeys, et refuse d’ouvrir un nouveau droit, celui de mourir dans la dignité.

Dix ans après, alors que Jean Leonetti nous explique encore et toujours que sa loi n’est pas un échec, mais que les médecins ne la connaissent pas assez, le président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, Jean-Luc Romero, dans un livre d’entretien, rappelle ce qu’est la réalité de la fin de vie en France, ces drames qui pourraient être évités grâce à une loi de légalisation de l’aide active à mourir, identique à celle qui existe en Belgique et qui y fait consensus.

Dans Ma mort m’appartient, Jean-Luc Romero, rappelant le souvenir de ses disparus, accuse les voleurs de liberté de mettre tout en œuvre pour refuser aux Français leur ultime liberté, celle de choisir en fin de vie le moment et la manière d’éteindre soi-même sa propre lumière.

Renseignements : Jean-Luc Romero, président, et Christophe Michel, secrétaire général : 01 48 00 04 16

cp___dix_ans_loi_leonetti___21_03_15.pdf CP - Dix ans loi Leonetti - 21 03 15.pdf  (152.54 Ko)

Rédigé le Mardi 21 Avril 2015 à 20:08 | Commentaires (0)

Jean-Luc Romero a déclaré mardi sur le plateau du Magazine de la santé sur France 5 ne «pas être en accord» avec la loi Leonetti. «Les soins palliatifs ne résolvent pas tous les problèmes», il ne faut pas «forcer» les gens qui n’en veulent pas, a-t-il assuré avant de préciser être «un militant de la liberté et du choix».
Compte Twitter : @JeanLucRomero


Dans Ma mort m'appartient le président de l’ADMD fait le bilan de ces 10 années d’échec. EN SAVOIR + EN CLIQUANT ICI.
Rédigé le Mardi 21 Avril 2015 à 20:07 | Commentaires (0)


Mercredi 22 avril 2015, la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, du nom de son rapporteur, fêtera ses dix ans.
Compte Twitter : @JeanLucRomero


Rédigé le Mardi 21 Avril 2015 à 20:07 | Commentaires (0)

Compte Twitter : @ADMD61


Une cinquantaine de participants!
Une cinquantaine de participants!
Le programme de la réunion :

-Faire connaitre la loi actuelle.
-Faire évoluer cette loi, les demandes de l'ADMD.
-Analyse critique du projet de proposition de loi.
-Interpeler nos députés.
-Sondage IFOP octobre 2014.
-Rôle des représentants des usagers ADMD.
-Rôle des médecins ou infirmiers conseillers ADMD.
-Les directives anticipées et le rôle de la personne de confiance.
-Témoignage de Paul et Danièle Pierra.
Rédigé le Mardi 21 Avril 2015 à 10:17 | Commentaires (0)

Témoignages


Docteur Yves de Locht
Docteur Yves de Locht
« Je suis un quadragénaire atteint d’un cancer généralisé. Cela fait 26 mois que cela dure. Lorsque j’ai été opéré, in extrémis, du colon, les deux lobes du foie étaient déjà porteurs de métastases. J’ai logiquement refusé la chimio et je m’en félicite tous les jours.
Les changements n’ont pas manqué de s’opérer durant toute cette période. J’arrive à un stade où je suis encore autonome ; mais pour combien de temps encore…
Vivre le présent offre aux gens bien portants la chance de vivre à l’infini. Pour ma part, je suis désormais réduit à exister… Je suis devenu en quelques semaines un spectateur de cette vie, la marionnette du fléau, le pantin auquel on afflige au gré de ses caprices toutes les douleurs à n’importe quel moment. Je ne veux pas que mes derniers moments soient cadencés par les visites de ma famille à mon ombre sur un lit d’hôpital.
Je sais que si je n’agis pas rapidement, les blouses blanches me laisseront descendre dans l’absence de toute dignité vers l’inacceptable…

Ma crainte ultime, vous l’avez compris, est de tomber entre leurs mains et de subir les inepties tragiques du Gouvernement français, à savoir les lois Leonetti et autres préconisations Sicard et Claeys.

Je me tourne donc vers vous posément pour solliciter votre aide.
J’ai fait le cheminement d’apprendre à mourir durant tous ces mois.
La crainte n’est plus la mort depuis longtemps, mais une fin de vie sordide, dégradante et pesante pour toute ma famille. »
Pierre B.
Rédigé le Lundi 20 Avril 2015 à 17:23 | Commentaires (2)

Notre démocratie a su conquérir, une à une, toutes les libertés. Toutes, sauf une. L’ultime. Celle qui nous concerne toutes et tous. C’est-à-dire la liberté de choisir sa mort.
Compte Twitter : @OlivierFalorni


Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime
Olivier Falorni, député de la Charente-Maritime
Le droit enfin donné à chaque citoyen majeur et responsable d’éteindre la lumière de son existence lorsque sa vie n’est devenue qu’une survie. Artificielle et douloureuse.

Alors oui, il en faut du courage pour affronter des tabous multiséculaires, des conceptions d’un autre âge qui nient la réalité du temps présent. Oui, il en faut du courage pour franchir le Rubicon des conservatismes, comme il en a fallu du courage à Simone Veil, il y a 40 ans, pour permettre le droit à l’avortement, au milieu des huées fanatiques.

Or, le courage n’est pas au rendez-vous de l’attente de nos concitoyens.

Depuis deux ans et demi, nous avons été baladés, trimballés, bringuebalés, de rapports en missions, de jurys citoyens en avis d’experts.

Et le texte qui nous a été proposé par Alain Claeys et Jean Léonetti s’acharne globalement à l’obstination déraisonnable pour le statu quo. Le jésuitisme des mots ne soulagera jamais la douleur des maux que subissent tant de malades. On continue à mal mourir dans notre pays, malgré les progrès des soins palliatifs dont l’accès doit être élargi mais qui atteignent à un moment leurs limites face à l’extrême souffrance.

Le « laisser-mourir » ne peut pas rester le viatique hypocrite pour accéder à notre dernier départ. Est-il possible dans ce pays de regarder la mort les yeux ouverts ?

Est-il acceptable de prolonger des agonies de peur d’enflammer le débat public, en refusant d’aller jusqu’au bout. C’est-à-dire en respectant simplement l’engagement 21 du candidat François Hollande.
Rédigé le Lundi 20 Avril 2015 à 15:33 | Commentaires (0)

Comptes Twitter : @JeanLucRomero - @ADMDFrance - #SanteF5


Le président de l'ADMD, Jean-Luc Romero, sera l'invité du Magazine de la Santé sur France 5 le 21 avril 2015, à 13h40
Rédigé le Dimanche 19 Avril 2015 à 17:01 | Commentaires (0)
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